La Grande Ourse sort de sa grotte

Depuis, allez, mars 2020, j’ai l’impression de me réveiller dans un mauvais film et de ne pas pouvoir en sortir. La pandémie, bien sûr, mais aussi l’engueulade générale qui tient lieu de débat, la polarisation des opinions, la difficulté de se mettre d’accord sur des faits, l’isolement, la peur, la dépendance à notre outillage informatique… Comme beaucoup, j’aimerais revenir en arrière, tout en sachant que ce n’est pas possible et qu’il va falloir trouver une solution collective à tout ce bordel.

Trouver une solution – ou pas – au risque de rendre la vie sur Terre difficilement vivable, pour la majorité d’entre-nous en tout cas. C’est manifestement l’option prise par certains multimilliardaires dont le pouvoir a durablement altéré le discernement, Jeff Bezos et sa conquêquête spatiale en tête.

Ne pas trouver de solution, c’est aussi l’option prise par les gouvernements du Nord sur la question du climat et de l’écologie en général, de la pandémie, de l’injustice sociale, des migrations, pour ne prendre que quelques exemples dont le drame afghan ne représente qu’une temporaire faillite morale, qui sera rapidement supplantée par la prochaine.

Parce que, comprenez-vous, il faut continuer de produire, d’extraire, d’exploiter, de transporter, de délocaliser, de numériser, d’accueillir des touristes, d’empiler, de pomper, de déverser, de déforester, de planter, de bouffer, de consommer, de jeter, de rejeter, d’enfouir, de creuser, de fabriquer, de gérer des flux, des stocks, des données, des frontières, des denrées, des ressources humaines, naturelles, immatérielles, continuer de transformer tout ce qui nous passe entre les mains en argent.

Sinon tout s’écroule. Tout s’écroule ? Le pressentiment que le capitalisme, libéré de toutes limites, nous amène à très grande vitesse vers l’effondrement se confirme au fil des évènements. Il a déjà provoqué d’énormes dégâts, de la mort, de la misère, du désespoir et de la peur et en fabriquera encore avant de parvenir à son stade ultime : d’un côté, la sécrétion d’une montagne de déchets et de l’autre, la création d’un gros tas d’argent. Qui ne vaudra plus rien. Et ce sera trop tard.

(Cette longue introduction pour dire que ce blog reprend son activité !)

Photo de patrice schoefolt sur Pexels.com

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